En vrai produit de notre époque, je veux tout faire, tout essayer, tout voir. Je cours partout, je suis en retard, je reste trop peu… et ainsi de suite. Je me couche fatiguée, je trouve que ce n’est pas très grave parce que, quand même, j’ai fait plein de choses ! Et puis c’est écrit dans mon agenda et il a toujours raison.

Pas de défaitisme dans mon propos. Suffit les « Où va le monde », « Rien ne va plus » et autres « On va tous mourir ». Moi j’aime cette vie ! Simplement, de temps en temps, il faut casser le rythme, non ?

Je pars en randonnée pour ré-apprendre à ne faire qu’une seule chose à la fois, à le faire longtemps, et à le faire bien. La première vertu de la marche c’est la constance. Lorsque je m’engage sur un chemin au petit matin, je sais que pour un bon moment je n’ai rien d’autre à faire que de mettre un pied devant l’autre. C’est linéaire, prévisible et doux !

Je marche, et à force de répéter inlassablement la même action, comme le bouddhiste récite un mantra, mon esprit se libère de toute préoccupation. Je reviens sereine, apaisée, prête à me relancer dans la course du quotidien !